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Cibler le bon diagnostic : une première étape cruciale.

Certaines personnes souffriront, à un moment de leur vie, d’un épisode de dépression. Pour assurer la guérison, il est important d’être accompagné et d’obtenir des soins médicaux. Également, les soins du médecins permettront de bien cibler le type de dépression afin de vous engager dans le bon traitement. Cet article fait globalement le tour de la question. Nous prendrons le temps de définir les symptômes pour chaque type de dépression. Nous décrirons aussi les actions à privilégier pour assurer la guérison. Nous aborderons aussi le sujet tabou des idées suicidaires et les facteurs de protection pour éviter une rechute.

Les personnes souffrant de dépression ont l’impression de frapper un mur. Voici comment elles se sentent:

  • maux physiques : perte d’appétit, maux de tête, etc.
  • perte d’intérêt pour toutes leurs activités habituelles : perte du PLAISIR constante ;
  • perte de motivation ;
  • membres lourds, tensions musculaires et courbattures ;
  • concentration difficile ;
  • tristesse constante ;
  • symptômes d’anxiété ;
  • idées pessimistes et négatives, culpabilité, honte et sentiment de dévalorisation ;
  • fatigue importante, rapidement en début de journée, voire même, au levé : elles n’arrivent plus à s’énergiser avec une nuit de sommeil ;
  • idées suicidaires, souvent des flashs.

Voici les plus fréquents types de dépression :

  • Trouble d’adaptation : humeur dépressive conséquences du stress vécu dans un contexte précis. Lorsque la personne sort de ce contexte, elle se sent mieux rapidement ;
  • Maladie affective bipolaire : alternance de phases de manie et de dépression, leur intensité est variable ;
  • Cyclothymie : la personne souffre de nombreuses périodes de dépression suivies de période d’exaltation légère (appelées hypomanie). Le petit dauphin: cette métaphore indique que la personne surfe sur des vagues de symptômes de dépressions et d’hypomanie. Ces phases s’alternent rapidement sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. En fait, il s’agit de la version légère de la maladie affective bipolaire : les symptômes de manie et de dépression ne sont généralement pas aussi sévères en intensité ;
  • Dépression saisonnière : symptômes de dépression de niveau faible à sévère qui surviennent durant l’hiver ou l’automne et se manifestent sur deux années et plus ;
  • Trouble dépressif : symptômes d’intensité modérée ou sévère constant sur plusieurs années.

Poser le bon diagnostic: le rôle du psychiatre.

La guérison de la dépression situationnelle et du trouble d’adaptation devient possible avec le bon traitement. L’humeur des personnes redevient euthymique, donc normale. Elles peuvent toutefois garder certaines fragilités psychologiques : trouble du sommeil, faible résistance au stress, plus grand risque de revivre une dépression dans le futur. Ces personnes peuvent néanmoins ne jamais revivre d’épisode de dépression.

D’autres personnes sont plutôt atteintes d’un trouble dépressif. Les épisodes de dépression reviennent régulièrement. Seul un médecin, idéalement un psychiatre, peut poser un diagnostic. Souvent, une médication est nécessaire pour stabiliser l’humeur.

Psychiatrie : avez-vous honte de consulter au sujet de symptômes de dépression ?

Si vous vous questionnez face à votre humeur, consultez rapidement votre médecin de famille. Il pourra vous référer à un psychiatre, si cela est nécessaire. Si les symptômes de dépression se manifestent à plusieurs moments de votre vie, il est souvent pertinent de demander l’avis d’un expert. Les psychiatres travaillent surtout dans le réseau public. Certains offrent toutefois des services en cabinet privé. Personne ne devrait avoir honte de les consulter ! Lorsque nous avons un problème cardiaque, nous consultons bien un cardiologue, le spécialiste. Lorsque nous vivons des difficultés au plan mental, nous gagnerions à consulter un psychiatre. Concrètement, ce spécialiste évalue le fonctionnement du cerveau et les atteintes émotionnelles, comportementales et cognitives. Certains offrent même un service très complet incluant de la psychothérapie. Voici un lien pour commencer votre recherche: http://www.clinique-privee.ca/fr/monteregie/psychiatrie-psychiatre.html

Les idées suicidaires lors d’une dépression: un sujet tabou.

La dépression engendre des idées suicidaires : un symptôme très fréquent. Vous serez fort probablement surpris d’apprendre que 70 % des personnes qui décèdent par suicide souffrent de dépression (selon le site info-depression.fr). Cette statistique est alarmante.

Elle met en lumière que la dépression est douloureuse et déforme les perceptions : les personnes atteintes ne voient plus les pistes de solutions clairement. Toutes les portes se referment, elles ne savent plus vers où se diriger. La majorité des personnes qui en souffre vivent de la honte d’en parler à leurs proches et se libèrent ainsi d’un lourd secret en abordant ce sujet avec un professionnel en relation d’aide. Ces clients craignent souvent d’inquiéter davantage leur entourage et vivent seuls avec leurs pensées noires. Ils décrivaient souvent des flashs et verbalisaient que ces idées noires sont souvent l’élément déclencheur qui les ont amenés à consulter. En fait, c’est la gravité de leur détresse les a enfin interpelés.

Les facteurs de protection pour éviter une rechute de dépression.

Comprendre.

Inévitablement, il ne faut pas seulement traiter les symptômes et prendre temporairement du repos. Il faut comprendre ce qui vous a mené à vivre une dépression. Il faut ouvrir la boîte noire. Vous savez la boite que l’on ouvre suite à un écrasement d’avion pour en comprendre les causes. Que s’est-il passé ? Pourquoi les émotions négatives et le stress ressentis ont causé un blocage complet du corps pour ne plus ressentir. Pourquoi la joie a cessé de vous habiter ? C’est souvent une accumulation d’épreuves sur plusieurs années qui amènent les personnes en état de dépression. Plusieurs témoignent d’ailleurs de la renaissance vécue suite à leur guérison : ils ne seront plus jamais les mêmes, ne vivront plus de la même façon.

Un temps d’arrêt bénéfique incontournable.

Conséquemment, un arrêt de travail est souvent inévitable. Les personnes atteintes attendent souvent de frapper un mur : ils sont incapables de se lever un matin, par exemple. À ce stade, la guérison de la dépression sera plus longue. Il faut arrêter pour se reposer avant. Il est incontournable de se reposer du travail même si le travail n’est pas en cause principale. Les activités professionnelles sont souvent malheureusement trop exigeantes pour être combinées à une période de repos et de remise en question sérieuse.

La médication : oui, pour un temps.

Ajouté à cela, il faut demeurer vigilant avant d’arrêter la médication. Conséquemment, un arrêt de la prise de médicament précipité peut augmenter les risques de rechutes. Lorsque les personnes se sentent un peu mieux, elles ont souvent rapidement envie de cesser de les prendre. Effectivement, il faut vraiment s’assurer que le trouble n’est pas persistant et chronique avant d’arrêter et consulter un médecin pour traiter les symptômes. Un accompagnement par un travailleur social est un élément qui contribue à faciliter la démarche.

Bref, si vous vivez ce problème, prenez un rendez-vous.