Sortir du bureau de médecin avec un billet signé « arrêt de travail » est un grand choc. Le médecin de famille n’a pas le temps d’offrir du soutien psychologique et recommande fréquemment que son patient consulte un professionnel en relation d’aide. Dans certains cas, la prise d’une médication est temporairement nécessaire, parfois parce que des symptômes de dépression sont apparus ou pour les éviter. Le patient traversera plusieurs phases suite à l’annonce de l’arrêt de travail. L’anglicisme burnout est souvent utilisé pour décrire la même réalité. Enfin, une grande proportion des gens traversant un épuisement dit professionnel vivent aussi des symptômes de dépression. Voyons cela de plus près.

Épuisement : lâcher prise et accepter de s’arrêter.

C’est la première étape, la plus difficile. Souvent, les personnes sont très exigeantes envers elle-même. En mettant la barre si haute, elles se mettent en danger de vivre une dépression. Aussi, elles sont encore plus en danger de s’y enfoncer. Elles sont si dures envers elles-mêmes qu’elle ne se repose pas et ne se protège pas du stress d’emblée. Enfin, elles craignent que leurs tâches ne soient pas exécutées aussi bien par une autre personne ou tombent entre deux chaises. Elles anticipent que leurs collègues et patrons vivront du ressentiment face à leur abandon du département, rien de moins. Cet échec est très dur à prendre pour leur égo : ils se poussent à continuer coûte que coûte.

Surmonter le stress d’un arrêt de travail

La majorité des clients sont intimidés par un médecin et ils n’osent pas s’affirmer. Les patients voient les rendez-vous médicaux comme une rencontre pendant laquelle le médecin décidera de leur sort plutôt que comme un échange. Également, les symptômes d’épuisement engendrent des difficultés de concentration et ils oublient parfois les informations qu’ils souhaitent transmettre à leur médecin de famille ou les interrogations dont ils veulent lui faire part. Une rencontre avec un professionnel permet d’obtenir un accompagnement pour préparer cette rencontre pour le traitement médical.

Certains employeurs offrent une assurance salaire. Dans le cadre de cette allocation, les compagnies d’assurance et les employeurs exigent souvent des évaluations par des psychiatres. Ce processus est très anxiogène pour tous les travailleurs et retarde souvent le moment où elles se déposeront pour se reposer. Elles sentent que leur souffrance n’est pas légitime et qu’elles doivent démontrer qu’elles vont assez mal pour se permettre de se reposer. Les prestations salariales sont souvent versées plusieurs semaines après la première demande ce qui engendre un grand stress : les personnes sont sans revenu !

Accepter de prendre une médication (dans certains cas).

Les médecins suggèrent souvent la prise d’un antidépresseur, d’un anxiolytique ou d’un somnifère. Certains patients hésitent longuement avant d’accepter. Leur égo voit ce besoin comme une faiblesse. Ils craignent aussi de vivre des effets secondaires, de vivre un effet de dépendance et de souffrir de symptômes de sevrage lors de l’arrêt de la médication.

Affronter le jugement des proches et mettre des limites.

Lorsqu’une personne vit des symptômes d’épuisement, elles souffrent d’un mal invisible. Il devient alors difficile pour ses proches de comprendre qu’elle a besoin de repos et qu’elle ne peut pas continuer les mêmes activités au même rythme qu’auparavant. Organiser une journée d’activités familiales ou simplement aller conduire les enfants à l’école sont des activités quotidiennes perçues comme une montagne, par exemple.

Les amis moins proches peuvent parfois ne pas avoir été mis au courant de la situation. Ils peuvent se sentir vexés devant un refus pour une sortie ou un souper entre amis. Ces conflits sont difficiles à gérer pour une personne souffrant d’épuisement. Ainsi, il devient lourd d’expliquer à leur proche leur état. Ils craignent le plus souvent le jugement des proches. En effet, les gens sont souvent bien intentionnés, mais peu aidants dans ce contexte. Ils questionnent ou témoignent de leurs propres difficultés : bref les proches ramènent souvent tout à leur situation et ne sont ainsi pas capables d’offrir une réelle écoute empathique.

Comprendre les raisons de l’arrêt de travail : ouvrir la boîte noire.

Vous vivez un épisode d’épuisement ou vous craignez d’en vivre un ? Il devient incontournable de ne pas seulement traiter les symptômes. Il faut prendre temporairement du repos. Vous devez comprendre pourquoi vous vivez un tel épuisement émotionnel et physique. Il faut ouvrir la boîte noire. Vous savez la boite que l’on ouvre suite à un écrasement d’avion pour en comprendre les causes ? Que s’est-il passé ? Pourquoi les émotions négatives et le stress ressentis ont causé un blocage complet du corps pour ne plus ressentir ?

Conséquemment, c’est souvent une accumulation d’épreuves sur plusieurs années qui a mené les personnes en dépression. Plusieurs témoignent d’ailleurs d’une renaissance suite à leur rétablissement ! Ils ne seront plus jamais les mêmes. Ils ne vivront plus de la même façon. Il s’agit de saisir l’occasion de résoudre des difficultés de longue date, comme s’affirmer à leur entourage. C’est l’occasion de prendre des résolutions. Pratiquez de l’exercice physique régulièrement et bien manger. Bref, prendre soin de sa santé. C’est aussi un moment d’arrêt pour mieux définir vos limites et mettre en place des stratégies pour faire face au stress différemment. Il faut aussi faire le bilan des difficultés émotionnelles et prendre des moyens pour éviter les émotions négatives : stress, rancune, culpabilité, etc. Enfin, les gens diront qu’ils ont appris à vivre différemment ! Ils ont changé et décidé de vivre conformément à leurs valeurs et leur identité profonde. Ils ont arrêté de s’en faire pour le jugement des autres. Ce changement nécessite souvent un accompagnement pour en tirer les bénéfices.

Demander de l’aide professionnelle. 

Évidemment, prendre le temps de lire cette publication et consulter des livres permet une meilleure compréhension intellectuelle du problème. Cela s’avère toutefois insuffisant pour provoquer de réels changements durables. En plus, rien ne remplace le contact humain. Le contact visuel et la connexion émotionnelle avec un aidant empathique sont irremplaçables et ont fait leurs preuves.

Souvent, le bilan se fait en moyenne en 5 à 10 rencontres. Les clients apprécient les rencontres chaque deux semaines. Ils sont l’impression d’avoir plus de temps pour intégrer les nouveaux éléments discutés lors de la rencontre. Aussi, se déplacer en voiture lorsque les symptômes d’épuisement sont intenses et très énergivores. Enfin, les services des travailleurs sociaux sont souvent couverts par les programmes d’assurance de santé collective.

Visitez mon site pour obtenir plus d’informations au sujet de mes services  www.juliemailhot.com/services

Prenez un rendez-vous